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  • Alice Milliat | Femmes Exceptionnell

    Alice Milliat, la pionnière des JO féminins (5 mai 1884 - 19 mai 1957) Elle est la grande oubliée de l'histoire du sport français. Au début du XXème siècle, le sport connaît un élan particulier, notamment sous l'impulsion de la France et d'un de ses représentants Pierre de Coubertin. Fondateur des Jeux Olympiques modernes, il laisse pourtant une place plus que limitée aux femmes. Oubliées ? Non, volontairement écartées réplique Alice Milliat. Cette sportive de haut niveau à l'expérience internationale notable fait alors de l'égalité d'accès des femmes et des hommes à tous les sports son combat. Face aux nombreux refus des instances sportives internationales de donner une place plus juste des femmes dans le sport, elle fonde la Fédération Sportive Féminine Internationale (FSFI) et organise de manière indépendante des Jeux Olympiques féminins. Ces événements sportifs sont un tel succès qu'elle obtient la participation des femmes aux épreuves d'athlétisme aux Jeux d'Amsterdam 1928 ! Un tournant historique... Militante des droits des femmes et du droit à l’éducation physique et sportive pour toutes et tous, Alice Milliat est une véritable pionnière du sport international. Originaire de Nantes, elle découvre le monde sportif en Angleterre dans les années 1900, s’essayant aussi bien à l’aviron et à l’athlétisme qu’au hockey sur gazon. ​ De retour à Paris, elle rejoint Femina Sport, l’un des tout premiers clubs dédiés aux femmes en France et en devient la présidente dès 1915. Animée par la volonté de rendre toutes les disciplines accessibles à chaque femme, elle est à l’initiative du premier match féminin de football en France (sept. 1917) mais également du premier cross-country féminin (avril 1918). Elle est d’ailleurs elle-même une sportive accomplie, étant l’une des toutes premières femmes à remporter le Brevet d’Audax d’aviron. Présidente de Femina Sport puis de la fédération nationale dédiée aux sportives (FSFSF), Alice Milliat élargit son combat en fondant en octobre 1921 la Fédération Sportive Féminine Internationale (FSFI). Un an plus tard, le 20 août 1922, elle « proclame ouvert les Premiers Jeux Olympiques féminins » à Paris devant plusieurs milliers de personnes. Des hommes s’opposent à cette féminisation et la polémique enfle comme on peut le lire dans un journal de décembre 1921 : "Ils nous refusent le droit au muscle parce qu’ils veulent rester les plus forts. Mais ils auront beau faire, notre sexe aura du biceps et du jarret, et ce sera tant pis pour vous messieurs les tyrans ! Le muscle de la femme est en route et rien ne l’arrêtera." Après avoir essuyé de nombreux refus, Alice Milliat s’appuie sur le succès des Jeux Mondiaux féminins pour obtenir le droit des femmes à participer aux épreuves olympiques d’athlétisme à Amsterdam (1928). Elle sera alors la première femme juge olympique. La participation pleine et entière des femmes aux Jeux n’étant cependant pas encore acquise, elle poursuit en parallèle l’organisation des Jeux Mondiaux féminins jusqu’en 1934. Faisant face à de nombreuses résistances et d’importantes difficultés de santé, associé à un contexte politique difficile, Alice Milliat est contrainte de quitter à 52 ans la scène sportive internationale et décède finalement en 1957 dans l’anonymat total. La véritable histoire d'Alice Milliat, la pionnière des JO

  • Il treno (film) | Femmes Exceptionnell

    Rose Valland, sul "fronte dell'arte" Il treno Ispirato ai ricordi di Rose Valland, il film americano Le train nel 1964 informava il grande pubblico delle spoliazioni e dei saccheggi compiuti dai nazisti. Ma la presenza di Rose Valland vi rimane abbastanza discreta e non dà la misura della portata del compito che ha svolto durante quattro anni al Jeu de Paume. Soprattutto, il film rende omaggio agli eroici e fantasiosi ferrovieri per ritardare la partenza del treno. Nell'aprile 1975, il film è stato trasmesso dalla televisione francese nell'ambito del programma "Les dossiers de l'école". Rose Valland partecipa al dibattito. Lo spettacolo suscita molte chiamate da parte degli spettatori. In una lettera inviata pochi giorni dopo la trasmissione ad un amico, Léon Christophe, Rose Valland sottolinea la sua difficoltà a testimoniare il passato: Lettera a Léon Christophe (fotocopia), Rose Valland, aprile 1975, carta e inchiostro, 17 x 17 (cm), Brunoy, Mireille Christophe, © Mireille Christophe. “ E' vero mi sono sentito particolarmente nervoso all'inizio dello spettacolo! e non è stato facile per me dominarmi! È iniziato tutto troppo in fretta. Tante cose si accalcano anche nei ricordi di ognuno di noi che non è facile all'ultimo momento scegliere sempre bene. " ​ Rose Valland eroina di un film americano ​ Il treno, film realizzato nel 1964 dal regista americano John Frankenheimer, riprende ampiamente il lavoro di Rose Valland, Le Front de l'art. Difesa delle collezioni francesi 1939-1945, Parigi, Plon, 1961. I primi dieci minuti del film mostrano Rose Valland, nei panni di Suzanne Flon, al Jeu de Paume, quando sorveglia il via vai dei tedeschi e informa la Resistenza e gli agenti americani, grazie alla meticolosa registrazione di tutti i quadri trafugati di cui annota le caratteristiche e la destinazione. Il film distingue soprattutto l'eroismo dei ferrovieri resistenti. Nel 1975, Rose Valland è stata invitata al programma televisivo di Armand Jamot e Joseph Pasteur, "Les dossiers de l'école", dopo la trasmissione del film Le train. Il treno : ​ Di John Frankenheimer , Arthur Penn Di Franklin Coen , Frank Davis Con Burt Lancaster , Paul Scofield , Jeanne Moreau titolo originialeThe Train

  • Giuseppina Baker | Femmes Exceptionnell

    Giuseppina Baker Josephine Baker nel 1940 Anni di giovinezza Freda Josephine McDonald, in seguito chiamata con il nome d' arte Joséphine Baker, è nata il 3 giugno 1906 negli Stati Uniti, nel Missouri , di origini spagnole , afroamericane e native americane. Discendeva probabilmente da Eddie Carson, musicista itinerante di strada con origini spagnole 4 . Artisti, i suoi genitori misero insieme un certo numero di canzoni e balli, ma Eddie Carson abbandonò la sua famiglia nel 1907. Carrie McDonald, la sua compagna, si risposò con un operaio, Arthur Martin, il cui nome Joséphine prese 6 . La giovane donna trascorre parte della sua infanzia alternando scuola e lavori domestici per i benestanti ai quali la madre la manda a lavorare. A quel tempo, Joséphine Baker non aveva altra scelta che contribuire, attraverso il suo stipendio, al mantenimento dei fratelli di cui era la maggiore; la famiglia è molto povera ed è cresciuta: Carrie e Arthur hanno avuto tre figli - Richard, Margaret e Willie Mae - che devono essere nutriti. Joséphine lasciò la scuola nel febbraio 1920 per sposarsi, come indicano i registri dell'istituzione pubblica che frequentava a Saint-Louis. Quindi 13 anni, continua a vivere nella casa di Martin 9 con suo marito Willie Wells. ​ Josephine Baker negli anni '20 rivista negra Joséphine Baker, la panthère noire 00:00 / 48:48 Joséphine Baker, la panthère noire Paris 22 septembre 1925. Sur un quai de la gare Saint-Lazare, un homme attend. C'est André Daven, le secrétaire général du théâtre des Champs Elysées. Il est nerveux. Le train du Havre entre en gare. La portière d'un wagon s'est ouverte et sur le quai se répand un petit monde bruyant, riant. Une troupe multicolore, extravagante, portant des vêtements insensés. Des chemises rouges, vertes, des souliers jaunes. Des chapeaux avec des coquelicots qui surplombent 30 visages d'ébène. Trente paires d'yeux étonnés. C'est la troupe américaine de la Revue Nègre. Une adolescente au teint cuivré, souple, électrique, portant une salopette noire et blanche se détache du groupe. Les bras tendus, elle fonce sur André Daven, qu'elle ne connaît pas, lui saute au cou et s'écrie de sa voix d'oiseau : ​ Alors ça c'est Paris ! ​ Robert Arnaut révèle ici ses talents de conteur, il raconte l'arrivée de Joséphine Baker dans la fameuse Revue Nègre, venue d'outre-Atlantique pour bouleverser le Paris de 1925. Portrait magnifique d'une femme hors-normes, cette Chronique Sauvage de Robert Arnaut nous offre un récit haletant et savoureux, et, en prime, la voix chantée et parlée de Joséphine Baker, ainsi qu'une interview de l'affichiste Paul Colin, dont le talent servit à merveille les premiers éclats de la danseuse. ​ La Revue Nègre En 1925, au musée des Arts Décoratifs, l’exposition d’Art nègre attire l’œil de certains artistes parisiens, dont le peintre cubiste Fernand léger. Son directeur artistique, André Daven, ami du peintre, choisit alors de présenter Les Blackbirds et les danseurs de la Revue nègre, venus d’outre-Atlantique et qui ne laisseront personne indifférent. Le graphiste, Paul Colin, élève d'Eugène Vallin et de Victor Prouvé, suit de très près les répétitions. La présence de l’éblouissante Joséphine l’inspire infiniment et il contribue, par le succès de ses affiches du spectacle, à lancer la carrière de la jeune danseuse. Freda Josephine McDonald, nota come Joséphine Baker 1 , è una cantante , ballerina , attrice , leader di una rivista e combattente della resistenza francese di origine americana , nata il 3 giugno 1906 a Saint-Louis ( Missouri ) e morta il 12 aprile 1975 nel 13° arrondissement da Parigi . Stella del music hall e icona dei ruggenti anni Venti , divenne francese nel 1937 , dopo il matrimonio con Jean Lion. Durante la seconda guerra mondiale svolse un ruolo importante nella resistenza all'occupante. Ha poi usato la sua grande popolarità al servizio della lotta al razzismo e per l'emancipazione dei neri, in particolare sostenendo il movimento per i diritti civili americano . Per decisione di Emmanuel Macron , è annunciato l'ingresso al Pantheon di Joséphine Baker per il 30 novembre 2021. Freda Joséphine McDonald da bambina Debutto al music hall ​ Freda Josephine McDonald, in seguito chiamata con il nome d' arte Joséphine Baker, è nata il 3 giugno 1906 negli Stati Uniti, nel Missouri , di origini spagnole , afroamericane e native americane. Lei probabilmente sarebbe disceso da Eddie Carson, un musicista di strada itinerante con origini spagnole. Artisti, i suoi genitori misero insieme un certo numero di canzoni e balli, ma Eddie Carson abbandonò la sua famiglia nel 1907. Carrie McDonald, la sua compagna, si risposò con un operaio, Arthur Martin, il cui nome Joséphine prese 6 . La giovane donna trascorre parte della sua infanzia alternando scuola e lavori domestici per i benestanti ai quali la madre la manda a lavorare. A quel tempo, Joséphine Baker non aveva altra scelta che contribuire, attraverso il suo stipendio, al mantenimento dei fratelli di cui era la maggiore; la famiglia è molto povera ed è cresciuta: Carrie e Arthur hanno avuto tre figli - Richard, Margaret e Willie Mae - che devono essere nutriti. Joséphine lasciò la scuola nel febbraio 1920 per sposarsi, come indicano i registri dell'istituzione pubblica che frequentava a Saint-Louis. Quindi 13 anni, continua a vivere nella casa di Martin 9 con suo marito Willie Wells. ​ ballerino di Broadway ​ Ma Josephine Baker pensa in grande, e la voglia di ballare a Broadway la spinge, appena 16enne, a lasciare il secondo marito per andare a tentare la fortuna a New York. Una volta lì, non le ci vuole molto per presentarsi alla Broadway Music Hall sulla 63a strada, il teatro sulla 63a strada di Daly. (in) . Lì, ha subito diversi rifiuti dal regista prima di essere finalmente offerto un ruolo sommario. Si è quindi unita alla troupe del musical Shuffle Along , uno spettacolo popolare con un cast tutto nero. Dopo due anni di tournée, cambia alleanza e unisce le forze con i Chocolate Dandies, che a sua volta lascia per entrare nel Plantation Club, dove incontra Caroline Dudley Reagan. Questa socialite, moglie dell'addetto commerciale dell'ambasciata americana a Parigi, Donald J. Reagan, vede in Josephine Baker un grande potenziale. Le offre quindi uno stipendio di 250 dollari a settimana se accetta di seguirla in Francia, dove Reagan vuole mettere in scena uno spettacolo in cui Joséphine Baker sarà la protagonista e che farà di lei una star: la Negro Revue. ​ Après la Première Guerre mondiale, Paul Colin deviendra le chef de l'École moderne de l'affiche lithographiée. Il aura imaginé avec talent plus de 1 400 affiches, de décors de théâtre et de costumes, en quarante années de création pour les arts de la scène et le monde du spectacle. Si certaines critiques de l’époque expriment le refus d’un choc culturel, Joséphine Baker a ses fans. Parmi eux, de nombreux artistes, tels Fernand Léger, Kees Van Dongen, Le Corbusier, Colette, Jean Cocteau, Pablo Picasso ou encore René Crevel. Par sa liberté de ton et d’allure, son indépendance d’esprit, sa personnalité hors-normes, son succès lié à cette présence explosant tous les codes, le phénomène Joséphine Baker devient l’emblème des Années folles et marquera l’apogée de la "mode nègre" en art. Sur décision du Président de la République, Joséphine Baker sera honorée au Panthéon le 30 novembre 2021. À travers ce destin, la France distingue une personnalité exceptionnelle, née américaine, ayant choisi, au nom du combat qu’elle mena toute sa vie pour la liberté et l’émancipation, la France éternelle des Lumières universelles. Artiste de music-hall de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste, elle fut de tous les combats qui rassemblent les citoyens de bonne volonté, en France et de par le monde. Pour toutes ces raisons, parce qu’elle est l’incarnation de l’esprit français, Joséphine Baker, disparue en 1975, mérite aujourd’hui la reconnaissance de la patrie. Joséphine Baker (1906 - 1975)(1) 00:00 / 59:45 Joséphine Baker, une vie, une oeuvre Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir 00:00 / 28:43 Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir Joséphine Baker (1906 - 1975), une artiste engagée(1) 00:00 / 58:55 Joséphine Baker, une artiste engagée Joséphine Baker en 1940. • Crédits : Domaine public – Wikimedia Commons - Studio Harcourt – RMN Icône du music-hall, Joséphine Baker (ici en 1948) sera toute sa vie une artiste engagée, au service de l'égalité des droits mais aussi de la liberté. Ministère de la Culture/Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN / Studio Harcourt Joséphine Baker, en 1961, au Château des Milandes.• Crédits : Domaine public – Wikimedia Commons - Jack de Nijs / Anefo Joséphine Baker repose à Monaco auprès de son quatrième époux, le chef d’orchestre Jo BOUILLON (Joseph Bouillon : 1908-1984).

  • Jeanne Barret | Femmes Exceptionnell

    Jeanne Barret Jeanne Baré in uniforme da marinaio (1817). Jeanne Barret (o Baré, Baret, nata Barer note 1 ), nata il 27 luglio 1740 a La Comelle e morta il 5 agosto 1807 a Saint-Aulaye ( Saint-Antoine-de-Breuilh ), in Francia , è un esploratore e botanico Francese. È nota in particolare per essere stata la prima donna ad aver viaggiato per il mondo 1 con la spedizione Bougainville sulla Boudeuse e la Star dal 1766 al 1769 2 . Travestita da uomo, sotto il nome di Jean Barret, si arruolò come cameriere e assistente del naturalista della spedizione, Philibert Commerson , poco prima che le navi della spedizione salpassero. Secondo Bougainville, era un'esperta di botanica ​ Fonte 2019 - Francia Cultura Il Solanum baretiae chiamato in onore di Jeanne Barret. Jeanne Barret, première femme à avoir fait le tour du monde Petite orpheline bourguignonne, botaniste brillante, elle sera la première femme à faire le tour du monde, travestie en homme en 1767. On doit à Jeanne Barret la découverte en France de près de 3 000 espèces de plantes. ​ Jeanne Barret est engagée à 22 ans comme gouvernante auprès d’un médecin et botaniste, Philibert Commerson. Elle entreprend à ses côtés l’étude de la flore, apprend à reconnaître et à classer les plantes, confectionne des herbiers… Ils sont amoureux et Jeanne tombe enceinte alors qu’ils ne sont pas mariés. Honnis par leur entourage, ils déménagent à Paris et perdent leur enfant en bas âge. ​ Ils fréquentent les plus grands scientifiques parisiens de l’époque comme les naturalistes Jussieu et Buffon. Philibert est ainsi recommandé pour accompagner Bougainville dans un voyage autour du monde. Sa mission ? Observer, collecter, classer et conserver des spécimens de la flore locale à chaque escale. À cette époque, les femmes sont interdites sur les navires du Roi depuis 1689, mais Jeanne en décide autrement. ​ Se travestir pour monter à bord ​ Le 1er février 1767, depuis Rochefort, elle embarque avec Philibert, travestie en homme : cheveux coupés à la garçonne, poitrine bandée, en pantalon... Elle se fait appeler Jean, valet et assistant du botaniste. À bord de L’Étoile, puis de La Boudeuse Jeanne et Philibert font route vers les Amériques. Pour faire taire les rumeurs, Jeanne redouble de travail sur le pont : ​ "Comment reconnaître une femme dans cet infatigable Baré ? (...) [Elle avait] un courage et une force qui lui avaient mérité le surnom de "bête de somme". Louis-Antoine de Bougainville, 1772 ​ À chaque escale, elle s’aventure avec Philibert à la recherche de nouvelles espèces. Ils élaborent un gigantesque herbier et découvrent près de Rio de Janeiro un arbrisseau qu’ils nomment bougainvillea , le bougainivillier, en hommage à leur capitaine. D’après le Voyage autour du monde de Bougainville, Jeanne Barret qui avait réussi à duper tout un équipage pendant deux ans, aurait été démasquée et agressée par des Tahitiens lors d’une escale : ​ "À peine Baré, eut mis pied à terre, que les Tahitiens l’entourent, crient que c’est une femme et veulent lui faire les honneurs de l’île. Louis-Antoine de Bougainville, 1772 ​ Cependant, les journaux de bord des compagnons de Bougainville évoquent plutôt des agressions sexuelles venant de l’équipage. Elle se protège avec deux pistolets le reste de la traversée. ​ Les années sur l'île Maurice ​ Jeanne et Philibert débarquent et s’établissent sur l’isle de France, aujourd’hui île Maurice. Ils sont accueillis par le botaniste Pierre Poivre avec qui ils continuent la collecte de la flore locale. Cinq ans plus tard, Jeanne se retrouve seule après le décès de Philibert. Elle tient un cabaret et est même condamnée pour avoir vendu de l’alcool un jour de messe. Elle fait envoyer les 34 caisses d’échantillons botaniques à Paris, à l’intérieur 5 000 espèces différentes dont 3 000 étaient encore inconnues en France. Elle se marie plus tard avec un soldat et ils rentrent en France. En 1785, Bougainville plaide pour qu’elle reçoive une pension royale, ce qu’elle obtiendra de Louis XVI qui la nomme alors “femme extraordinaire” pour avoir été la 1ere femme à faire le tour du monde. ​ Louis XVI la nommera femme extraordinaire Elle est enterrée en Dordogne dans la commune de Saint-Antoine-de-Breuilh.

  • Elisa Deroche | Femmes Exceptionnell

    Elisa Deroche, la prima pilota donna ​ Élisa Deroche, conosciuta con lo pseudonimo di Baronne Raymonde de Laroche, è un'aviatrice francese nata il 22 agosto 1882 a Parigi ( 4° arr. ) 1 e morì il 18 luglio 1919 a Le Crotoy . Fu la prima donna al mondo ad ottenere il brevetto di pilota l'8 marzo 1910. ​ Élisa Léontine Deroche è nata nel quartiere Marais al numero 61 di rue de la Verrerie a Parigi, da Charles-François Deroche portfolio manager e Christine Calydon Gaillard. Da giovane, ha iniziato una carriera artistica. Il 15 dicembre 1903, al teatro Sarah Bernhardt , interpretò il ruolo di Doña Sérafine nell'opera teatrale La Sorcière di Victorien Sardou 2 . Il 10 ottobre 1904, al teatro Mathurins , interpretò il ruolo di Maria nella commedia Baptiste di Michel Carré 3 . Il 16 dicembre, 1906, presso il teatro Réjane , ha svolto il ruolo di Rigolboche nella commedia La Savelli, un adattamento di Gilbert-Augustin Thierry romanzo, con una produzione da Max Maurey 4 E 'stato durante questo periodo presso il teatro che lo farà prendi lo pseudonimo di " Baronessa Raymonde de Laroche », In memoria della nipote, Raymonde Marguerite Charlotte Thadome, morta il 25 marzo 1902 all'età di sette mesi e mezzo 5 , n 1 . Si dedica anche alla pittura, alla scultura e al motorsport. Molto presto, la giovane Elisa Deroche ha sviluppato una passione per lo sport. Nel 1892, all'età di dieci anni, gli fu offerto un pony ; si appassiona all'equitazione e successivamente al tennis, al canottaggio, al pattinaggio e al ciclismo 6 . Intorno al 1902 guiderà una motocicletta, modellata sui fratelli Werner . Sempre nel 1902 ottenne la patente 7 . Il 13 settembre 1906, Raymonde de Laroche era presente a Bagatelle , quando Santos-Dumont effettuò con successo un primo volo. Il 13 gennaio 1908 si trovava a Issy-les-Moulineaux , quando Henri Farman fece un giro di un chilometro 8 . Raymonde de Laroche sarà interessato agli studi e alle esperienze di Blériot , Ernest Arcidiacono e dei fratelli Voisin. Dopo aver studiato vari velivoli, scelse il biplano Voisin per queste doti di maneggevolezza, stabilità e facilità di pilotaggio, e fu nel 1909 che conobbe Charles Voisin , fondatore con il fratello Gabriel della compagnia Voisin Frères 9. . ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ Raymonde de Laroche non può più rimanere un semplice spettatore dei pionieri dell'aviazione ; conferma la sua decisione di effettuare il suo primo volo da sola a bordo. Ed è l'ingegnere aviatore Édouard Château che si occuperà della sua formazione al campo di Châlons a Mourmelon. Il 22 ottobre 1909 effettuerà il suo primo volo da sola a bordo di un biplano Voisin su una distanza di 300 metri, il giorno successivo farà meglio con un volo di 6 chilometri, sempre sotto la vigilanza del signor Château 10 . Il 1 gennaio 1910 prese in consegna il suo biplano Voisin e fece un bel volo di sette minuti, ma fu fermata la notte per non poter competere per il brevetto di pilota (vedi il giornale l'Auto del 2 gennaio 1910 pag. 3) 4 gennaio 1910 Raymonde de Laroche si allena per conseguire il brevetto di pilota sul campo di Bouy, prende il volo verso le 15 con vento debole, compie un primo giro di pista volando a quattro metri di altezza in perfette condizioni, quando sul secondo giro, avendo fatto una curva troppo larga e non riuscendo a salire abbastanza in alto, si è schiantata contro i pioppi che delimitavano la strada, l'aereo è caduto improvvisamente, è rimasta svenuta ed è stata subito trasportata a Mourmelon (vedi il quotidiano l'Auto di gennaio 5, 1910 pagina 3) Lo stesso giorno Léon Delagrange fu ucciso sul terreno di La Croix-d'Hins in Gironda (vedi il quotidiano l'Auto del 5 gennaio 1910 pagina 1) Fu durante la riunione di Heliopolis in Egitto dal 6 al 13 febbraio 1910 che l' Aero-Club de France convaliderà l'ottenimento della licenza di pilota dalla Baronessa de Laroche, che le sarà rilasciata l'8 marzo 1910. È la prima donna, in Francia e nel mondo ad ottenere il brevetto di pilota, no 36 dell'Aéro-Club de France 11 . Tuttavia, non fu la prima donna ad aver pilotato un aereo in solitaria, fu Thérèse Peltier che la precedette effettuando un volo nel settembre 1908 senza avere un certificato. Da allora partecipò a numerosi raduni aerei, sia in Francia che all'estero, come Héliopolis , il Meeting de Tours dal 30 aprile al 5 maggio 1910, il meeting di San Pietroburgo dall'8 maggio al 15 maggio 1910, dove , davanti allo zar Nicola II , Elisa de Laroche farà uno splendido volo : a 100 metri di altezza spegne il motore del suo biplano per atterrare in planata 12 . Si verifica anche alla riunione di Budapest dal 5 al 15 giugno 1910 e alla riunione di Rouen dal 19 al 26 giugno 1910. Dal 3 al 10 luglio 1910 apparve durante la seconda grande settimana dell'aviazione in Champagne . Fu gravemente ferita durante un incontro a Reims , l'8 luglio 1910, dopo che il suo aereo si era schiantato ; sarà trasportato alla clinica del dottor Roussel a Reims. Guarita, lasciò la clinica il 7 ottobre 1910 per tornare nella sua casa parigina 13 , n 2 . Il 20 maggio 1911, Raymonde de Laroche fu nominato Ufficiale dell'Accademia da Théodore Steeg , Ministro della Pubblica Istruzione e delle Belle Arti 14 . 14 settembre 1911 al Meeting di Dinard sulla spiaggia della chiusa Roland Garros fece un bel volo di dieci minuti sul mare con Raymonde de Laroche come passeggero (vedi La Revue Aérienne del 25 settembre 1911 a pagina 483) Il 26 settembre 1912 a Corcelles-en-Beaujolais in un luogo chiamato La Lime, Charles Voisin stava guidando la sua auto, una Hyspano-Suiza, con La Baronne de Laroche, quando improvvisamente furono vittime di un terribile incidente. Il suo caro amico Charles fu ucciso sul colpo, Raymonde de Laroche fu buttato fuori dall'auto e se l'è cavata con qualche livido (vedi il quotidiano Auto del 28 settembre 1912, pagina 3). Dopo un lungo periodo di convalescenza, in seguito al suo incidente dell'8 luglio 1910, e nostalgico di riprendere quota, fuggendo tutte le rimostranze che i suoi amici e familiari potrebbero avergli fatto, Raymonde de Laroche si accorda con il produttore Sommer per riprendere gli allenamenti a Mourmelon, nel novembre 1912 15 . Durante l'anno 1913 si allenerà a lungo a Buc a Farman. Il 23 maggio 1913, partendo da Buc, Raymonde de Laroche volerà per più di un'ora ad un'altezza di 100 metri, la notte la costringerà a tornare e lei atterrerà magistralmente in volo planato vicino agli hangar (vedi il giornale l 'Auto del 24 maggio 1913 pagina 3) Dal 12 al 14 luglio 1913 al Meeting di La Ferté-Vidame, presenterà mostre il 13 luglio, notare la presenza dell'aviatore Jacques Vial suo futuro secondo marito (informazione annunciata sul giornale l'Aéro del 12 luglio 1913 pagina 4) Dal 10 al 18 agosto 1913 al raduno di Granville, si distinse particolarmente per magnifiche evoluzioni sul suo idrovolante-Henri-Farman-Gnome, nonostante un vento impetuoso si avventurò arditamente in mare in direzione delle Isole Chausey dopo aver virato sette o otto chilometri al largo, tornò a terra magnificamente accolta da acclamazioni (vedi il quotidiano Aéro dell'11 agosto 1913 pagina 2) Il 25 novembre 1913 a Mourmelon al Camp de Châlons, Raymonde de Laroche vinse la Coppa Femina per distanza e durata, su un biplano H. Farman-Gnome, prese il volo a 7h 5mn e virò sulla pista di 10 chilometri. e ha coperto una distanza di 323 chilometri per 4 ore, ma a causa di un malfunzionamento dell'indicatore del carburante ha terminato a malincuore il suo volo alle tre e mezza. Si noti che la Femina Cup è stata precedentemente detenuta dalla signora Pallier il 10 novembre 1913, dopo aver percorso una distanza di 290 chilometri in 3 ore e 40 minuti (vedi il giornale l'Aérophile dell'anno 1913 pagina 543) Nell'agosto 1914 fu requisito il suo apparecchio Henri Farman 60 HP N°69, nell'ottobre 1914 Reims fu bombardata, la sua casa al N°6 rue Coquebert fu probabilmente distrutta, lei rimase a Parigi al N°5 rue des Belles Sheets. Voleva ambientarsi in uno squadrone e competere audacemente con i nostri piloti più audaci, ma l'autorizzazione che chiedeva con tanta insistenza fu rifiutata senza pietà (vedi il quotidiano Le Petit Journal del 19 luglio 1919 pagina 1) Il 21 aprile 1919 Raymonde de Laroche riprese l'addestramento a Issy-les-Moulineaux, pilotò un Caudron G3 e le sue prime prove del dopoguerra furono molto incoraggianti (vedi il quotidiano Auto del 21 aprile 1919 pagina 2). Ha battuto il record di altitudine femminile il 6 giugno 1919, a Issy-les-Moulineaux ha pilotato un Caudron G3, è decollato a 8 ore 38 minuti alla presenza del commissario dell'Aéro Club de France, il cielo era chiaro alla partenza ma fu percorsa velocemente, a 10 ore 27 minuti 30 secondi ritornò a terra, il barografo di registrazione indicava un'altitudine di 3900 metri (vedi il quotidiano Auto del 7 giugno 1919 pagina 1) Secondo i commenti del quotidiano l'Auto dell'8 giugno 1919, venendo a conoscenza dell'esibizione di Raymonde de Laroche l'americano Ruth Law dichiarò che nel settembre 1917 avrebbe raggiunto l'altitudine di 4.240 metri, sembra sorprendente che l'aviatore americano attese quasi due anni per rivendicare un primato che non è mai stato approvato (vedi il quotidiano Auto dell'8 giugno 1919, pagina 1). Nuovo record di altitudine il 12 giugno 1919 a Issy-les-Moulineaux, Raymonde de Laroche decolla a 19 ore 8 minuti e 45 secondi, con notevole regolarità, il coraggioso aviatore sale a più di 4000 metri, ma seguendo la nebbia era costretta ad atterrare verso le 21:15 al calar della notte, a Gastine a 8 chilometri da Nangis, l'atterraggio è stato perfetto, il barografo indicava 4800 metri, la sua prestazione ha battuto il record rivendicato da Ruth Law (vedi il quotidiano l'Auto del 14 giugno 1919 Pagina 1) Questa impresa segnerà l'apice della sua carriera. perché morì il 18 luglio 1919 durante un volo di addestramento, su un prototipo Caudron modello G3, quando non era ai comandi : pilotato dall'aviatore Barrault, l'aereo si schianta sulla spiaggia di Crotoy. Élisa Deroche riposa nel cimitero di Père-Lachaise , nel 92 divisione. ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ Un autografo di Raymonde de Laroche dato dopo l'incidente del 1910. Di tutti gli aerei militari francesi, il Caudron G.3 fu l'unico velivolo ad essere costruito ininterrottamente dal settembre 1914 fino all'armistizio. Nonostante una carriera magnificamente realizzata, è stato attraverso gli exploit dopo il 1918 che è rimasto nel ricordi fino ad oggi. ​ Osservatore di artiglieria ​ Nell'agosto 1914 un solo squadrone disponeva di un Caudron G.2 biposto per la ricognizione e l'osservazione dell'Artiglieria, il C.11; una seconda, ufficiosa, la CM, aveva le monoposto. I loro equipaggi furono particolarmente efficaci nel dirigere il fuoco dell'artiglieria durante la Battaglia della Marna, tanto che la versione migliorata del G.2, il G.3 fu ritenuta dal generale Hirschauer come uno dei quattro aerei standard dell'Aeronautica. ​ Versatile ​ Il G.3 ha fatto miracoli nel suo ruolo iniziale inaugurando l'uso operativo del TSF per comunicare con le batterie di cannoni, ma anche come aereo da ricognizione fotografica e persino come bombardiere leggero. Aereo molto sicuro e manovrabile, di costruzione molto semplice, perdonava gli errori di pilotaggio e la sua carreggiata molto ampia garantiva un atterraggio sicuro. Solo la sua velocità massima lasciava a desiderare. ​ Allenatore ​ La produzione su larga scala è stata inizialmente realizzata congiuntamente da Caudron a Lione e Issy-les-Moulineaux, Blériot a Suresnes e SPAD (Deperdussin), questi ultimi due senza lavoro. Il Caudron G.3 non rispondeva più ai requisiti del combattimento nel 1916. D'altra parte, quando entrò nelle scuole, riscosse un notevole successo con istruttori e allievi, tra cui Fonck, l'As des As, Fronval e Delmotte. All'armistizio erano state costruite 2.402 unità, alcune delle quali erano state utilizzate da Italia, Gran Bretagna, Portogallo, Spagna, Serbia e Russia. ​ Successi in tempo di pace ​ Alla fine delle ostilità, Jules Védrines, l'asso delle missioni speciali, atterrò sul tetto delle Galeries Lafayette con questo aereo senza freni: potenti braccia gli impedirono di ribaltarsi. Adrienne Bolland divenne, il 1 aprile 1921, la quarta persona ad attraversare la Cordigliera delle Ande e François Durafour sbarcò appena sotto il Monte Bianco il 30 luglio 1921. ​ Élisa Deroche riposa nel cimitero di Père-Lachaise , nel 92 divisione.

  • Recensione negra | Femmes Exceptionnell

    La Revue nègre è uno spettacolo musicale creato nel 1925 in Parigi . Con il suo successo e la personalità di Giuseppina Baker che è l'astro nascente, permette tra l'altro una più ampia diffusione della musica di jazz e cultura nera in Europa . Giuseppina Baker ballare il Charleston Agli Folies-Bergère , a Parigi - Revue Nègre Dance (1926). Storia ​ La creazione della Revue nègre è legata alla nascita in Francia cosiddetta musica jazz: questa sbarcò a Parigi pochi mesi prima della fine del Prima guerra mondiale tramite gruppi jazz composti da soldati americani e l'influenza di musicisti come Igor Stravinsky (Ragtime, 1919), poeti come Jean Cocteau , Guillaume Apollinaire In cui si Blaise Cendrars , pittori, prima di diffondersi nelle sale da ballo parigine attraverso la moda del charleston . Altri stili si rivelano come il Jazz New Orleans da Londra o Duke Ellington molto presto ha dato una serie di concerti. D'altra parte, all'inizio di Anni '20 , gli spettacoli di sala della Musica e cabaret sono distribuiti a un pubblico più vasto. Nel 1921 si può addirittura parlare di un " negrofilia " : il Prezzo di Goncourt viene assegnato quell'anno a Martinica René Maran per Batouala, un vero romanzo negro. La Revue nègre si inserisce nel contesto della "follia nera", è sia il prodotto che lo strumento della sua amplificazione 3 . La creazione della “Revue nègre” avviene nell'ambito di Teatro degli Champs-Élysées che aveva già conosciuto ore di glorie e scandali ai tempi del balletti russi (1913-1917) e sta cercando un secondo vento. Nel 1925, André Daven , direttore artistico di questo teatro parigino, si mette alla ricerca di un nuovo tipo di spettacolo. Il suo amico pittore Fernand Leger su chi ha lavorato Anche i balletti svedesi , con alterne fortune, sono stati a lungo segnati dalla Negro Art , così come i suoi complici Apollinaire, Picasso, Max Jacob e alcuni dei primi surrealisti: Léger suggerisce di creare uno spettacolo interpretato interamente da neri. Daven poi incontra un americano, Caroline Dudley Reagan (che diventerà il compagno di Joseph Delteil ), che parte alla ricerca di una truppa nera per Daven. È a New York che Dudley, da vero impresario, riuscì a convincere dodici musicisti neri la cui Sidney Bechet , e otto coristi tra cui Joséphine Baker , venti persone in tutto, per partire per Parigi, città rinomata per la sua liberalità. Lo spirito artistico della rassegna è inedito, mescolando musiche e coreografie originali di jazz-band, numeri burleschi, scenografie con decorazioni mobili davanti alle quali il corpo parzialmente nudo può esprimersi senza volgarità. Possiamo dire che questo spettacolo costituisce un evento nel senso che, da un lato, rivela per la prima volta in Francia un'autentica "cultura nera" distaccata dalle pressioni colonialiste, e dall'altro, consente una sorta di essenza per emergere in un luogo riservato ad esperienze artistiche di tipo modernista. Il poster promozionale è creato dal giovane poster artist Paul Colin , la cui brillante carriera ha contribuito a lanciare 3 . La prima si svolge su 2 ottobre 1925 , Joséphine Baker va nella prima parte. Nella sala affollata, sono notevolmente presenti Robert Desnos , Francesco Picabia e Blaise Cendrars . Il successo c'è: Daven vince la sua scommessa. Contexte historique ​ Les années folles, antidote à la Grande Guerre ​ « Roaring Twenties » de Broadway dépeintes par Fitzgerald aux États-Unis, années folles symbolisées en France par le scandale de la Revue nègre : la décennie qui suit la Grande Guerre peut apparaître comme une parenthèse de luxe appelée plus tard « l’entre-deux-guerres ». La « génération du feu » – dont fait d’ailleurs partie Paul Colin (1892-1985), blessé à Verdun en 1916 – a beau témoigner, manifester et commémorer, il semble que les Français cherchent à oublier et s’engouffrent dans une course frénétique à la consommation et à la modernité. Depuis le début du siècle, le traditionnel café-concert s’est peu à peu mué en music-hall. Les revues des grandes salles parisiennes rivalisent par l’appel à l’exotisme, le luxe affiché des décors et l’originalité des programmes musicaux et des rythmes dansés. L’affiche de Paul Colin fait date, tout autant que la Revue nègre qui a fait irruption à Paris en octobre et novembre 1925. C’est semble-t-il par hasard que se sont rencontrés, plusieurs années après le conflit, le peintre provincial encore inconnu et un ancien camarade du front, devenu entre-temps directeur adjoint du Music-hall des Champs-Élysées. Désigné affichiste et décorateur de la salle parisienne, Paul Colin, figure marquante de l’Art déco, entame avec cette affiche une longue carrière de dessinateur à succès. ​ La Revue nègre, entre caricature et modernité ​ Avant de livrer le dessin final pour la première affiche de la Revue nègre, Paul Colin suit longuement les répétitions de la troupe (treize danseurs et douze musiciens, dont Sydney Bechet), venue de New York où elle a déjà triomphé sur Broadway. Seul changement, et de taille : le remplacement de la vedette – qui a refusé de faire le voyage – par une jeune fille de dix-huit ans à peine : Joséphine Baker. C’est donc logiquement que Colin choisit de la faire figurer sur l’affiche, au sommet d’une composition classique en triangle. Le présent document correspond à l’une de ses esquisses préliminaires. Sur le fond blanc se détachent nettement le brun foncé et le rouge des figures stylisées. La danseuse ressort elle-même en blanc et gris sur le fond des fracs et des peaux noires ; elle est légèreté, suggestion érotique et frêle provocation imposée à l’énergie brute et massive du musicien et du danseur. La rondeur exagérée des formes de la danseuse et des yeux des deux « nègres », archétypes reconnaissables à leurs épaisses lèvres rouges et à leurs cheveux crépus, tire le dessin vers la caricature, consciente et assumée. Mais l’esquisse saisit également le mouvement qui anime la troupe entière. La disposition et les attitudes balancées des trois personnages, représentés ici sur le vif, en un instantané, comme en suspens, donnent l’illusion d’assister à un moment du spectacle. La rythmique syncopée du charleston transparaît nettement dans le déhanchement provocateur de Joséphine Baker. Enfin, la publicité du spectacle lui-même et sa renommée sont assurées par le rappel des grimaces – joues gonflées, yeux qui roulent et qui louchent, postures animales – qui lui ont été imposées pour la dernière scène, dite de la « danse sauvage ». Le portrait photographique de Joséphine Baker en pleine gloire, lors de la suite de la tournée à Berlin, synthétise tout ce que la jeune fille noire américaine a apporté et inspiré au Paris des années folles. Elle apparaît ici sur un fond neutre, sans décor exotique, dans une pose plutôt sage – surtout au regard des attitudes « sauvages » (en fait, fortement érotiques) qu’elle prenait lors de ses spectacles. La simple nudité de l’artiste est relevée par l’exubérance des plumes d’autruche qui voilent et suggèrent en même temps sa cambrure. Les accroche-cœurs de sa coupe « garçonne », noir de jais, et sa peau hâlée contrastent comme sur l’affiche de Paul Colin avec ses yeux en coin, ses dents éclatantes, les perles qui ondulent sur sa poitrine et, enfin, les manchettes, « chevillières » et chaussures blanches. Sa posture, un bras levé, une main sur la hanche, la tête penchée en signe d’invite, est entrée telle quelle dans l’imaginaire collectif. ​ L’apogée de la « mode nègre » dans l’art : le «phénomène Joséphine Baker », emblème des années folles ​ La thématique « nègre » a inspiré les avant-gardes du début du siècle avant de se cristalliser dans la figure de Joséphine Baker et l’irruption du jazz sur les scènes parisiennes. La première danse « nègre » a été introduite à Paris par Gabriel Astruc au Nouveau Cirque, en 1903 : il s’agissait en fait du cake walk inspiré des minstrels shows américains – où des Blancs se grimaient en Noirs pour chanter et danser comme les anciens esclaves. L’« art nègre » cher à Picasso ou aux surréalistes, les poèmes de Cendrars ou les mélodies de Milhaud et de Satie, témoignent d’une certaine « négrophilie » des artistes français du premier quart du XXe siècle. Elle est indissociable d’une aspiration à la modernité qui suscite le scandale : idoles africaines opposées aux statues de l’Antiquité classique, jazz débarqué avec les soldats américains de la Grande Guerre concurrençant la musique de chambre ou l’opéra de la Vieille Europe – et enfin, Joséphine Baker, la trépidante danseuse au léger pagne de bananes (dans son spectacle de 1927). Il semblerait que la « danse sauvage » qui a révélé la danseuse au Tout-Paris le 2 octobre 1925 ait été ajoutée à la scénographie new-yorkaise à la demande des propriétaires du Music-hall des Champs-Élysées, en manque de spectateurs. Le scandale ainsi créé artificiellement égala celui que les Ballets russes de Diaghilev avaient suscité dans la décennie précédente. Ici, il tient sans doute moins à la bestialité fantasmée des « Nègres » dans l’imaginaire des Français qu’à la liberté totale que connotent la nudité, les déhanchements, les grimaces, le sourire, la coiffure courte de Joséphine Baker. Elle incarne l’image de la femme émancipée capable de jouir d’elle-même, de décider de son corps – de s’abandonner à la fête des années folles. ​

  • Femmes Exceptionnelles

    Accueil: Bienvenue Margaret Bourke White (fotografa) Donne dimenticate eccezionali Gargoyle ornamentale, ChryslerBuilding ChryslerBuilding Modello Eagle in acciaio Informazioni sulle donne dimenticate eccezionali Ravviva la memoria e informa sul viaggio di tutte queste donne eccezionali che hanno realizzato molto. Hélène Boucher (Aviator) e il suo modello Caudron raffale

  • Femmes dans la préhistoire | Femmes Exceptionnell

    Femmes préhistoriques, le silex fort Longtemps, les femmes préhistoriques étaient représentées telles les femmes au foyer de notre époque contemporaine, vaquant à leurs occupations domestiques tandis que l’homme chassait. Les rôles étaient-ils aussi genrés ? Quelle place avaient les femmes dans les sociétés préhistoriques ? Les femmes seraient-elles le silex fort de la préhistoire ? En 1885, le docteur Henri Thulié, fait paraître un essai de sociologie physiologique : "La femme : ce qu'elle a été, ce qu'elle est, les théories, ce qu'elle doit être". Il consacre une partie de son ouvrage à la Préhistoire : "C'est donc à l'aide des analogies entre les armes, les outils, la manière de s'alimenter, les sépultures, les ossements, etc., des hommes primitifs et ceux des sauvages actuels que l'on peut reconstituer les mœurs de l'homme préhistorique et déterminer le rang qu'occupait la femme dans les sociétés des premiers âges". Ainsi, pour l’auteur, c’est à travers l’homme que l’on connaît la femme. Qu’en conclure ? "L'homme fossile donc n'avait pas de femme, mais des esclaves femelles, qui, en même temps qu'elles faisaient au hasard des hommes pour la tribu, servaient le mâle dans ses plus durs travaux, et étaient chargées du labeur le plus pénible". Henri Thulié est l’un des rares, au XIXe siècle, à réfléchir à la place des femmes dans les sociétés préhistoriques ? Il a un jugement très sévère : "Ce sont les analogies les plus serrées qui conduisent à conclure que la femme préhistorique n'était qu'une bête de somme". Depuis, les recherches sur l’histoire du genre ont considérablement avancé : dès lors, comment considérer les considérations du docteur Thulié ? Non, les femmes préhistoriques ne balayaient pas la grotte Femmes préhistoriques, le silex fort ! (reduit) 00:00 / 51:38 "Contrairement à ce qu’on pensait pendant très longtemps, les femmes préhistoriques faisaient plein d’activités. Elles participaient à la chasse, elles tuaient les animaux, elles travaillaient les peaux, taillaient les outils... Même pourquoi pas envisager que c’est elles qui ont peint les grands aurochs de Lascaux ? Parce qu’actuellement, rien ne prouve qu’elles ne pouvaient pas le faire. Il n’y a aucune preuve archéologique, bien au contraire." Marylène Patou-Mathis, préhistorienne au CNRS, est en colère, et publie cet automne L'homme préhistorique est aussi une femme (Allary éditions, octobre 2020). La spécialiste de Neandertal y déconstruit notre imaginaire collectif selon lequel les femmes préhistoriques sont des cueilleuses soumises et passives qui attendent dans la grotte le retour du héros chasseur. ​ Des clichés qui informent moins sur la préhistoire que sur le regard porté sur elle ​ Ces clichés tenaces sur les femmes préhistoriques nous viennent des premiers archéologues européens, au XIXe siècle : "Les premiers préhistoriens anthropologues étaient tous des hommes. Donc ils ont calqué sur le mode de vie des préhistoriques, leur système de pensée, leur société à eux. Et donc ils ont fait des femmes préhistoriques qui étaient dans la grotte avec des enfants, et qui attendaient le retour du chasseur. Et bien entendu, l’homme c’est toujours le héros, et c’est lui qui va à la chasse au mammouth, et c’est lui qui taille les silex, c’est lui qui peint Lascaux…" ​ ​ Une représentation moderne de la création des peintures de Lascaux• Crédits : Getty Mais depuis les années 1980, la féminisation du métier d’archéologue, et les nouvelles technologies ont permis d’ébranler ces stéréotypes. On réalise que les femmes préhistoriques chassaient, avaient des positions sociales élevées, taillaient les outils, peignaient… Grâce aux vérifications ADN du sexe des squelettes préhistoriques, on prouve que des hommes défunts aux corps musclés, puissants et honorés par du mobilier funéraire... étaient en fait des femmes. Marylène Patou-Mathis : "_Elles sont tellement robustes, certaines femmes d’Europe centrales,_ n_éolithiques, qu’elles sont aussi_ costauds que les lanceurs de poids et de javelot actuellement." Les signes de sociétés possiblement égalitaires ​ Dès le Paléolithique, on observe déjà des petits groupes humains nomades dans lesquels les tâches semblent partagées. Des dentitions masculines présentant des traces de pré-mâchage de la viande peuvent indiquer que les hommes participaient à la préparation des repas, et divers signes attestent de sociétés plutôt matrilinéaires. Marylène Patou-Mathis : "Dans l’art mobilier, c’est-à-dire les petites statuettes, c’est essentiellement des femmes. On est dans un monde féminin. Et ça, ça dure jusqu’au Néolithique aussi, les statuettes. Probablement, la seule chose qu’ils voyaient à cette époque, au Paléolithique, c’était que le bébé, il sort du ventre de la mère. On ne savait peut-être même pas l’importance des hommes dans la procréation. Par exemple on a des sexes féminins partout, mais très peu de sexes masculins représentés." La Dame à la capuche• Crédits : Getty Dans l’art préhistorique, non seulement une majorité des représentations humaines sont féminines, mais les femmes étaient peut-être aussi les autrices de ces images, jusqu’au fond des grottes. Marylène Patou-Mathis : "_On savait déjà qu’il y avait des mains différentes. Mais quand elles étaient plus petites, on disait : “C’est des mains d’adolescents. Masculins, bien sûr.” Ah bon ? Pourquoi ? On ne sait pas non plus. Donc là on a maintenant des analyses, on a découvert des grottes, qui montrent qu’il y a des mains de femmes. Parce qu’il y a de petites différences. Ce n’est pas seulement la taille, parce que la taille, ça ne veut pas toujours dire grand chose, mais c’est aussi une différence au niveau du majeur qui n’est pas positionné exactement pareil, etc. Et là, on a découvert qu’il y avait des mains féminines. Il y avait des endroits où il y avait même plus de mains féminines que de mains masculines._ Mais si elles sont là, elles ne sont peut-être pas là que pour tenir la lampe à graisse. Vous voyez, à chaque fois, on s’arrête en chemin. Maintenant on admet que les femmes allaient dans les grottes, mais on n’arrive pas encore à admettre que c’est elles qui tenaient le pinceau en poil de blaireau. Et pourquoi ? Rien ne prouve que ces femmes qui se sont aventurées là n’ont pas peint. Moi je ne dis pas : 'Les femmes ont tout fait', je dis simplement 'attention : si on ne cherche pas, on ne voit pas.'" ​ Le berceau de l'humanité en question ​ Cette remise en cause archéologique questionne au fond l’idée d’une distinction intemporelle, voire naturelle des activités féminines et masculines dans ce berceau de l’humanité. Marylène Patou-Mathis : "Une espèce de fatum, de fatalité. 'Ah bah on ne peut rien faire, tu comprends, ça a toujours été comme ça'. Pas vrai. Les femmes et les hommes ne sont pas programmés pour faire telle ou telle activité. Ils sont programmés pour faire plein de différentes activités." Préhistoire au féminin(reduit) 00:00 / 58:52 Que savons-nous des femmes de la Préhistoire (reduit) 00:00 / 59:24

  • Ecrivaines | Femmes Exceptionnelles Oubliées

    Annemarie Schwarzenbach Questo sguardo inquietante di un Angelo inconsolabile. Vita e lavoro ( 23 maggio 1908 a Zurigo - 15 novembre 1942 a Sils , Engadina ) è uno scrittore svizzero , fotografo , giornalista e avventuriero Annemarie Schwarzenbach nasce a Zurigo il 23 maggio 1908 in una famiglia di industriali svizzeri dell'alta borghesia e vicini all'estrema destra. È la nipote del generale Ulrich Wille e la figlia di Alfred Schwarzenbach, un magnate della seta. Dal 1927 studiò storia e letteratura a Zurigo e Parigi e iniziò a scrivere articoli per la stampa svizzera. Nel 1930, divenne amica di Klaus Mann ed Erika Mann , figli di Thomas Mann , e li sostenne nella loro lotta contro il nazismo 1 . Includono in particolare il giornale antifascista Die Sammlung. Nel 1931 ottenne il dottorato . lei ha 23 anni anni e pubblica il suo primo romanzo, Les Amis de Bernhard. Fece amicizia con Claude Bourdet , figlio di Caterina Pozzi e futuro membro della resistenza, con il quale scambierà una lunga corrispondenza 2 . Nel 1933 , Annemarie Schwarzenbach fece il suo primo viaggio come giornalista che la portò in Spagna con la fotografa Marianne Breslauer . Lo stesso anno si recò in Persia dove, seppur poco attratta dagli uomini, nel 1935 sposò a Teheran il segretario della legazione francese, Achille Clarac, per non dipendere più dai genitori 3 . Successivamente, è tornata in Svizzera, quindi è partita per l' Unione Sovietica e gli Stati Uniti . Nel 1938 effettuò diverse cure di disintossicazione. Durante questi soggiorni in clinica, scrisse La valle felice (Das glückliche Tal). Quando tornò in Europa, scoppiò la guerra. Nel 1939 - 1940 , approfittando della neutralità svizzera come l'Europa immerso di nuovo nella guerra, ha viaggiato da Ford da Ginevra a Kabul , tramite l'Iran , con viaggiatore svizzero, scrittore e fotografo Ella Maillart. 4 . Un viaggio segnato dai suoi problemi di dipendenza. Un'epopea narrata da Ella Maillart nel suo libro La Voie cruelle 5 . Fu durante questo viaggio che Annemarie Schwarzenbach scrisse il libro Un hiver au Proche-Orient. Produce anche diversi servizi per giornali svizzeri 6 . Di ritorno dal viaggio, tornò nuovamente negli Stati Uniti, dove la sua dipendenza dalla morfina, le sue tendenze depressive e i suoi tentativi di suicidio la costrinsero a sottoporsi a diversi trattamenti psichiatrici. Si interessò poi ai movimenti sindacali. A New York fa amicizia con Carson McCullers , che si innamora perdutamente di lei e le dedica Reflections in a Golden Eye. Ecrivaines: Texte

  • Dr Nicole Mangin | Femmes Exceptionnell

    Nicole Mangin, seule femme médecin dans l'enfer de Verdun Un timbre et une plaque. C'est tout ce qu'il subsiste en mémoire du Dr Nicole Girard-Mangin (1878-1919), dont les faits d'arme lui auraient pourtant valu une petite place dans l'Histoire. Car Nicole Mangin est singulière à plus d'un titre : elle devient médecin à une époque où l'on considère que les émotions féminines empêchent d'exercer la médecine; elle divorce dans un milieu où cela ne se fait pas; elle est, surtout, la seule femme médecin française sur le front de la Première Guerre mondiale. Nicole Girard-Mangin, née à Paris le 11 octobre 1878 et morte le 6 juin 1919 dans la même ville, fut l'unique femme médecin affectée au front durant la Première Guerre mondiale . Mobilisée à la suite d'une erreur administrative le 2 août 1914 , elle occulte sa condition féminine et se porte volontaire pour exercer à Verdun Elle n'a reçu qu'une médaille de la part des poilus à la fin de la guerre." L'histoire commence en 1896. Nicole Mangin, 18 ans, entre en première année de médecine après avoir passé une licence en science naturelle et un certificat d'études physiques, chimiques et naturelles, nécessaire pour entreprendre des études de médecine. En fac de médecine, les femmes sont encore regardées avec suspicion. Si Madeleine Beis a ouvert la voie en 1868 en étant la première Française à pouvoir s'y inscrire, l'externat n'est ouvert aux femmes qu'en 1881 et l'internat qu'en 1885. Pour se faire une place dans cet univers misogyne, Nicole Mangin se démène. Charriée par ses camarades, regardée de haut par ses professeurs, la jeune femme réussit pourtant à être nommée externe des Hôpitaux de Paris trois ans plus tard, aux côtés de quatre autres étudiantes seulement. Puis elle est rattrapée par sa vie de femme: elle épouse André Girard, qui travaille dans la firme de négoce en vins de son père, et abandonne ses études. Un fils naît un an plus tard. Il a trois ans quand sa mère, trompée et vivant mal l'oisiveté, demande le divorce. Elle était très en avance sur son époque. Divorcer, ne ce se faisait pas dans le milieu bourgeois, Elle choisit de conserver le nom de son ex-mari accolé au sien, ce qui est encore une fois très moderne." Une bravade qui changera le cours de son destin. Divorcée et désormais bénéficiaire d'une pension alimentaire, Nicole peut reprendre ses études de médecine, laissant la garde de son fils à son ex-mari. Ses recherches, menées à la Sorbonne et à l'Institut Pasteur dans l'équipe du Dr Emile Roux, sont centrées sur le cancer et sur la tuberculose. En 1909, sa thèse sur Les poisons cancéreux obtient la mention "très honorable". Choisissant d'exercer à l'hôpital, le Dr Girard-Mangin devient une référence dans le domaine de la tuberculose et des maladies pulmonaires, représentant la France au Congrès international sur la tuberculose en Autriche en 1910. Un présence tout juste tolérée Au lendemain de la déclaration de guerre, début août 1914, Nicole Mangin a la surprise de recevoir un ordre de mobilisation émanant du Service de santé des armées. L'Armée, qui n'acceptera les femmes que 30 ans plus tard, croit avoir requis les services du "Dr Gérard Mangin" pour un poste à l'hôpital thermal de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), établissement de réserve. Nicole s'exécute. "Je demande un homme, on m'envoie une femme!", lui lance le médecin-chef qui l'accueille. L'armée manquant de médecins au début du conflit, la présence de Nicole Mangin est tout juste tolérée. On lui octroie l'uniforme des doctoresses de l'armée britannique. Son "accoutrement singulier" (sic) est immortalisé dans le journal L'image de la guerre. "Je dois à ma casquette d'avoir gardé une coiffure correcte, même en dormant sur des brancards, d’avoir tenu des heures sur un siège étroit sans gêner le conducteur. Je dois à mes larges et multiples poches d'avoir toujours possédé les objets de première nécessité: un couteau, un gobelet, un peigne, de la ficelle, un briquet, une lampe électrique, du sucre et du chocolat. (…) Enfin, je dois à mes caducées et à mes brisques le prestige qu'il m'a fallu parfois auprès des ignorants et des sots", écrit-elle dans une lettre de remerciement au journal. Payée un sou par jour et recevant le tabac réglementaire, Nicole Mangin entreprend de préparer l'hôpital thermal à recevoir des blessés. Ils arrivent par centaines. Elle les soigne comme ses confrères masculins, ce qui lui vaut un début de reconnaissance: mutée à Reims à sa demande, elle est chargée du train sanitaire qui l'y conduit. Là encore, sa condition féminine créé la surprise. Harcelant la hiérarchie, elle finit par obtenir le grade de médecin auxiliaire… mais le salaire d'une infirmière. En décembre 1914, elle est affectée à Verdun, où sévit une épidémie de fièvre typhoïde. Evoluant parmi des milliers d'hommes, Nicole trouve réconfort auprès d'une femelle berger allemand, qu'elle nomme "Dun", diminutif de Verdun. Arrivée à l’Hôpital n°7, à Baleycourt, elle est traitée, écrit-elle à sa famille, comme une pestiférée... ​ Le médecin-capitaine qui la reçoit veut la renvoyer au motif de son sexe : "Nom d’un chien ! J’avais demandé le renfort d’un médecin auxiliaire, pas d’une midinette ." Le médecin-chef lui interdit l'entrée des salles pendant des semaines. On finit par lui donner la responsabilité d'un service de typhiques à l'hôpital n°13, de Glorieux, où elle prend en charge 178 malades, sous les bombardements. L'offensive allemande débute le 21 février 1916. L'hôpital doit évacuer les malades, ne disposant pour ce faire que d'un seul véhicule sanitaire qui roule "26 heures sur 30". Nicole Mangin obtient l'autorisation de rester aux côtés des quelques malades intransportables, jusqu'au dernier moment. Aide opératoire ​ Dans sa fuite vers Bar-le-Duc, elle est blessée à l'oreille droite par un éclat d'obus. Le lendemain de son arrivée, elle est affectée à Vadelaincourt et obtient d'être nommée médecin-major lieutenant. Cet hôpital provisoire, le plus grand de la région, reçoit près de 11 000 blessés et malades entre février et juin 1916. Nicole Mangin fait office d'aide opératoire dans les interventions lourdes et prend en charge les actes de petite chirurgie, suture, plâtres, pansements des grands brûlés, soins des gelures au pied –les "pieds de tranchée". On finit par lui confier des actes plus lourds, comme les ligatures artérielles et les réductions de fracture. Par ailleurs, elle participe à l'évacuation des blessés sur les champs de bataille. En décembre, promue capitaine, elle est nommée directrice de l'hôpital-école Edith Cavell, qui vient d'être inauguré à Paris. "Cette promotion masque une façon détournée de l'éloigner de la guerre où, si certains confrères ont fini par l'apprécier à sa juste valeur, la majorité continue de railler sa présence incongrue et officiellement interdite d'une femme dans les hôpitaux militaires", souligne Marie-José Chavenon dans son ouvrage. Nicole Mangin relève le défi: enseigner la théorie et la pratique aux infirmières militaires (ci-dessus en cours pratique de vaccination). Elle demande à son amie Marie Curie d'assurer les cours de radiologie. Début 1918, lors de l'épidémie de grippe espagnole, Nicole Mangin installe... les malades dans un pavillon isolé. Son établissement sera reconnu comme l'hôpital parisien qui déplore le moins de décès. Actes médicaux et chirurgicaux, visites des malades, cours, correction des copies, réunions administratives, tournée d'inspection des soignantes sur le front … La directrice s'implique corps et âme, ne dormant que 5 heures par nuit sur le lit de camp de la cellule attenante à son bureau. A la fin de l'année 1918, une mastoïdite opérée sous anesthésie générale la force à prendre quatre jours de repos. Sur le front, elle n'avait bénéficié que de 10 jours de permission. ​ Tournée mondiale de conférences ​ Nommée médecin-chef de l'hôpital militaire VG 24 à Paris, donnant des cours à l'école des surintendantes, membre active de la Ligue internationale contre le cancer, "elle accepte tout, incapable de dire non, repoussant les recommandations de se ménager que lui font gentiment ses proches", relate Marie-José Chavenon. Une façon de prouver sa valeur à ceux qui en doutent encore? Au mois de mai 1919, à bout de forces, elle accepte de faire une tournée mondiale de conférences sur le rôle des infirmières militaires pendant la Grande guerre - des Etats-Unis au Japon, en passant par l'Afrique du Sud. Elle ne partira jamais. Le 6 juin au matin, Nicole Mangin, 40 ans, est découverte morte à son domicile parisien. Sur sa table de chevet, plusieurs boites et flacons vides de médicaments. Pour Marie-José Chavenon, "les causes sont évidentes": "un burn out sévère dû au stress du surmenage, auquel on peut ajouter le syndrome post-traumatique des horreurs de Verdun". Dans son testament, rédigé quelques semaines auparavant, elle émancipe son fils de 18 ans, consciente d'avoir raté sa vie de mère. Si l'Académie de médecine l'avait décorée, avant la guerre, de la médaille d'argent des épidémies, l'Armée s'abstient d'honorer une femme qui n'avait rien à faire dans ses rangs et a commis un geste infamant. L'hommage a été rendu par ses patients de Verdun, qui se cotisent pour lui offrir une plaque. Le Dr Mangin sort de l'oubli en 2014, à l'occasion des commémorations du centenaire de la guerre. Seule reconnaissance officielle : un timbre est émis à son effigie, en 2015.

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